Quand on décide de construire une vie à deux, le choix du cadre juridique – concubinage, PACS ou mariage – a des conséquences importantes, souvent méconnues. Chacun de ces statuts implique des droits et des obligations différentes, notamment en matière de fiscalité, de patrimoine, de succession ou de protection du conjoint.
Le concubinage : liberté, mais peu de protection
Vivre en union libre, sans contrat ni formalité, est la solution la plus souple… mais aussi la moins protectrice. Les concubins restent juridiquement étrangers l’un à l’autre. En cas de séparation, chacun repart avec ses biens propres. En cas de décès, le concubin survivant n’a aucun droit sur le patrimoine de l’autre, sauf s’il a été prévu un testament.
Le PACS : un compromis encadré
Le Pacte Civil de Solidarité est un contrat signé devant notaire ou au tribunal, qui crée certains droits et devoirs : entraide matérielle, solidarité pour certaines dettes, déclaration fiscale commune… Mais contrairement au mariage, le PACS ne donne pas droit à l’héritage en l’absence de testament. Il reste plus souple que le mariage mais nécessite une certaine anticipation, notamment en cas d’achat immobilier à deux.
Le mariage : la protection la plus complète
Le mariage est l’union la plus protectrice sur le plan juridique. Il donne accès à une véritable sécurité, notamment en matière de succession, de pension de réversion, de droits sociaux ou de fiscalité. Le choix du régime matrimonial (communauté, séparation de biens, etc.) permet d’adapter la gestion du patrimoine au projet du couple. En cas de décès, le conjoint survivant est automatiquement protégé, même sans testament.
Se faire accompagner pour bien choisir
Chaque situation est unique, et il n’y a pas de solution « idéale » universelle. L’âge, la composition familiale, les projets communs, les patrimoines respectifs… tout cela influence le bon choix de statut.
👉 Votre notaire est là pour vous accompagner et vous aider à faire un choix éclairé, sécurisé et adapté à votre vie à deux.


